marie-martine mestre

FETE DES ARBRES le 27 juillet

PLEIN DE LUMIERES DANS LA NUIT

 

     Il y en a sûrement un près de chez vous, et même dans votre jardin, un qui vous est familier et que vous aimez, un peu comme un grand frère auquel on ne fait pas toujours très attention, le regard sur lui s’est émoussé, justement parce qu’il est si familier. Il vous raconte les saisons, le temps qu’il fait, le temps et les années qui passent.

      Dans votre cœur d’autrefois et d’aujourd’hui, je suis sûre qu’il y en a plein comme celui-là, gardiens de vos découvertes sur la vie, de vos bonheurs quotidiens, de vos rêves, sans  doute aussi de vos peines, de vos secrets et de vos jeux. Et puis il y a ceux dont le bois orne votre maison dedans et dehors, ceux dont le bois alimente ce bon feu près duquel on se réchauffe pas seulement les mains, mais aussi les ailes du cœur ! Ils savent être berceau et cercueil. Aux deux portes de la vie. Eux qui grandissent là où ils sont nés, ils ont parfaitement su soutenir nos élans vers le lointain en devenant flèches ou bateaux.  Vous vous souvenez du contact de ce jouet en bois dans vos mains quand vous étiez enfant, du contact du manche d’un outil ? Et le fruitier du jardin de Grand Père, au du jardin au bout de la rue, ceux qui par leur générosité nous ont appris le sens de la fécondité, de l’abondance et de la plénitude dans la rondeur savoureuse du fruit mûr cueilli sur l’arbre…

     Car c’est bien de l’Arbre qu’il s’agit ! Du petit rabougri qui tient bon contre vents et tempêtes, au beau grand majestueux, solitaire dressé en plein champ, dans une clairière, et de tous ceux qui se mettent à vivre ensemble et font des forêts. De mémoire de roches, ils ont toujours été là !

     Vous les regardez, parfois vous avez su entendre leur langage de vie, grincements des branches qui se frôlent dans le vent, un feulement, le claquement du bois qui se casse, des clameurs et parfois des sons étranges, comme des sifflements prolongés très doux, féminins presque…Un langage de sons qui disent qu’ils sont vivants, qu’ils sont des êtres sensibles, en symbiose avec tous les êtres dans l’espace de la Création.

     Irrigués par le sang végétal de leur sève, ils célèbrent les noces de la Terre et du Ciel, et nous inspirent le chemin de l’accomplissement de l’être dans la force d’exister sur terre et dans le ciel…

 

     Une suggestion !  le vendredi 27 juillet prochain, à la tombée de la nuit, un groupe de personnes en recherche spirituelle et moi qui propose et qui anime nous célébrerons la fête des arbres « Plein de Lumières dans la nuit » Nous ? Un groupe de gens en recherche spirituelle et moi qui propose et anime ce groupe durant toute la semaine. J’ai initié cette fête il y a un peu plus de 10 ans à « l’université sauvage de Prunet » , en suggérant à beaucoup de gens de mon entourage proche ou lointain, en France mais aussi dans d’autres pays d’en faire autant, là où ils sont, en famille, avec des amis, avec des enfants en particulier, car ils sont très sensibles à cela. Il y a peu j’ai proposé une méditation auprès d’un très beau chêne de 300 ans. Beaucoup d’adultes, une trentaine d’enfants sont venus tous passionnés par cette soirée, très attentifs et joyeux dans la rencontre avec cet être plein de feuilles où chantent les oiseaux ! Et depuis 10 ans, nous célébrons cette fête, très simplement, aux alentours de la fête celte de Lugnasad.  Lug était un dieu de lumière solaire, et c’est de Lug que vient le nom antique de Lugdunum, notre ville de Lyon au confluent du Rhône et de la Saône.

     Comment procéder ?

Proposez cette célébration à des proches, famille amis, des enfants. Et réunissez vous autour de votre arbre, vers 20 h 30, en pensant à tous les arbres de la terre, ses parents à lui ! De votre cœur aimant à son cœur à lui, si tendre au centre des cercles ligneux qui marquent son âge. Vous allez passer un moment avec lui, pour le remercier d’exister.

Préparez, des bougies chauffe-plat que vous installerez dans des pots de verre avec un peu d’eau au fond. Disposez-les joliment au pied de votre arbre. Et même sur des branches basses. Une année nous avions ainsi reproduit le symbole du Tao !  Apportez de fruits, des fleurs, de l’encens, des sièges ou des coussins, des boissons, et même une nappe et de quoi faire un pique-nique ! Lorsque vous aurez disposé tout cela, prenez le temps le temps de vous éloigner un peu de votre arbre, d’en faire le tour pour le regarder depuis la terre en imaginant la souche et les racines, attentifs au tronc, à l’écorce, à ses branches et à cette chorégraphie qu’elles semblent former en s’élançant dans l’espace autour de lui.

Approchez-vous aussi pour le saluer du plat de la main, le toucher, sentir l’odeur de son écorce, tourner autour pour le voir de partout en respirant tranquillement et consciemment, en ressentant le sol sous vos pieds, celui-la même qu’on partage avec les racines. Tournez une fois en déployant votre conscience vers les 4 directions (est, sud, ouest, nord) et celles du nadir et du zénith, saluant tous les arbres, tous les êtres, en faisant des souhaits de longue vie pour eux tous. Tournez une seconde fois en ramenant votre conscience au cœur de votre espace intérieur, recentrez vous dans votre arbre intime, votre arbre secret, l’Arbre de Vie, image immatérielle d’une réalité plus sensible, plus fine et subtile, nichée dans une profonde connaissance de soi. Et laissez un profond équilibre se restaurer en vous, dans cet échange invisible avec l’arbre, avec son rayonnement et l’ambiance qu’il dégage…

Rappelez-vous des histoires d’arbres, vécues, entendues raconter, dans des contes et des poèmes, dans l’actualité…Partagez-les entre vous en même temps que vous partagez les bonnes choses que vous avez apportées ! Un petit peu de vin offert en libation à votre ami végétal ? Chantez, dansez, faîtes de la musique ! Faîtes cela avec tendresse et respect pour tout le vivant et pour cet élan du cœur qui vous aime dans cet instant où vous êtes en train de retisser des liens, de réaffirmer que « nous sommes tous frères » . Mitakoye Oyasin ! Réjouissez-vous ensemble du cadeau de la vie ! Et nul doute que l’esprit des arbres se réjouira aussi ! Bien sûr des arbres disparaissent, c’est la loi de la nature. Mais les déforestations massives perturbent « le rêve de l’esprit des arbres ». Nous avons cette capacité d’alléger le trouble causé à la nature, au peuple des arbres en particulier, par nos souhaits, nos pensées aimantes et reconnaissantes, pourquoi pas par nos chants et nos rires.

     Si vous avez envie de célébrer les arbres, seul ou avec d’autres, prenez bien soin de ne faire que ce qui vous parait bien, en accord avec vous et vos habitudes de penser et d’agir !

Il ne s’agit pas de se transformer en « guignol new age » mais de se réjouir de faire partie du vivant !  Alors, bonne fête avec vos amis les arbres !!! Je trouve assez sympathique d’imaginer que des foyers de lumières s’allument pour eux un peu partout ce soir là !!!

Longue Vie à chacun d’entre vous et que l’Arbre Secret de votre vie s’épanouisse avec grâce !

    

 

 



22/07/2012
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